L’activité physique, une arme contre la maladie

C’est vrai l’activité physique est une arme contre la maladie, j’en suis maintenant convaincue. 

De l’âge de 6 à 15 ans j’ai pratiqué la danse classique avec bonheur, j’ai arrêté pour des raisons personnelles. J’ai bien essayé d’autres sports mais l’envie et la motivation n’étaient pas au rendez-vous, je voyais cela comme une contrainte voire une corvée. Ensuite il y a eu mon métier, mon mariage, mes enfants qui occupaient bien ma vie de femme. Je n’ai compris son importance que quelques mois avant mon intervention, et après 14 années de Parkinson.

Pendant la période où j’étais devenue grabataire, j’écoutais de la musique, des chansons diverses et variées. J’ai remarqué que celles qui étaient très rythmées me donnaient envie de bouger. Celles qui me plaisaient le plus : les chansons de Natacha Atlas. Sa voix très mélodieuse et la musique arabe éveillaient en moi le besoin de remuer, de me lever pour danser.Cela me détendait et me rendait joyeuse en même temps

Je passais et repassais en boucle ces morceaux là tellement je les aimais, cela me faisait du bien physiquement et moralement. Ces moments de répit étaient courts évidemment et je les appréciais particulièrement. Certaines fois j’avais la volonté de provoquer ces trêves et cela me donnait le sentiment de dompter Parkinson quelques instants. C’était ma petite victoire sur la maladie.

La danseuse que j’avais été petite fille et adolescente se réveillait dans mon corps de femme touchée par la maladie. Voilà ce qui allait m’aider à trouver la force de me sortir de cet état léthargique dans lequel je m’enfonçais .

J’ai travaillé dur physiquement pour remonter la pente moralement. Quelle belle satisfaction personnelle .

Cependant il ne faut pas se reposer sur ces lauriers car avec Parkinson rien n’est acquis alors il faut être plus fort que lui. L’exercice physique se pratique tous les jours, à son rythme, selon ses possibilités mais régulièrement.

Il faut surtout ne pas s’écouter (hé oui sinon avec Parki on ne ferait rien, car il inhibe notre motivation) et se donner parfois des coups de pieds aux fesses, bref prendre sûr soi.

Personnellement je fais ce que je peux car avec l’âge d’autres soucis de santé sont venus se greffer. Pour l’instant, je vois une kiné deux fois par semaine, elle me fait faire des exercices spécifiques aux parkinsoniens neurostimulés, mais aussi elle veille à ce que je les fasse correctement; les autres jours je répète cet entraînement à la maison. 

Alors bougeons, marchons, courons, sautons, dansons, faisons ce qui nous plait mais BOUGEONS !

Bouger tout au long de l’année, c’est améliorer sa santé, cela a été prouvé.

M’Ounie

Relations entre activité et bien-être dans la maladie de Parkinson

Par le Dr Harold Mouras (EA 7273 – Centre de Recherche en Psychologie, Université de Picardie

La symptomatologie complexe de la maladie de Parkinson s’accompagne généralement d’une réduction de l’activité physique. De précédentes études ont montré des effets positifs de thérapies axées sur l’activité pour le bien-être des patients.

étude a essayé d’examiner dans quelle mesure l’activité quotidienne des patients est liée à leurs impressions subjectives.

La symptomatologie complexe de la maladie de Parkinson s’accompagne généralement d’une réduction de l’activité physique. De précédentes études ont montré des effets positifs de thérapies axées sur l’activité pour le bien-être des patients.

Sur le plan méthodologique, 21 patients ont évalué leur condition toutes les deux heures sur une période de deux jours de vie et ont documenté la durée et le type de leur activité pendant ces intervalles de temps.

De plus, ils ont été évalués sur le plan de leurs symptômes moteurs et non-moteurs, de leurs facteurs de personnalité et leurs stratégies de gestion.

Les résultats montrèrent des associations significatives fortes entre les évaluations subjectives (sur le plan du bonheur, de la motivation, de la concentration) et la durée des activités physiques ainsi qu’entre la durée de ces activités physiques et l’amélioration suivant dans la condition subjective.

Ces associations étaient plus fortes chez les patients utilisant des stratégies de contrôles actives et démontrant des traits de personnalité agréables et consciencieux. La sévérité des symptômes non-moteurs était inversement liée à la quantité d’activité quotidienne, alors qu’une association significative avec la sévérité des symptômes moteurs ne fut pas trouvée.

En conclusion, les résultats de cette étude suggèrent un feedback entre une condition subjective « positive » et les activités physiques dans la maladie de Parkinson. Ceci apparaît comme dépendant préférentiellement de l’utilisation de stratégies de gestion efficaces et des symptômes non-moteurs plutôt que de la sévérité des symptômes moteurs. Ceci devrait encourager les médecins à considérer l’importance de l’activité physique.

Date de publication : 20 septembre 2018 Mediscoop

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